Eponyme. Oeuvres de Frédéric Nakache et Gérald Panighi. Du 18 mars au 23 avril 2014

Le travail de Gérald Panighi est une association d’interdépendance entre une image soigneusement négligée à référence forte et un texte détourné des situations du quotidien. Le décalage entre les deux provoque le rire ou le sourire. Son humour, souvent abrupt, parfois noir, met l’accent sur notre humanité et nos imperfections, nous renvoyant à notre propre réflexion par le prisme de sa vision.

Le « Cadavre exquis », inventé par les surréalistes, se définit dans leur dictionnaire abrégé comme : « un jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. ». Les dessins de Gérald Panighi se réfèrent au même processus. Dans ce cas, cependant, l’artiste est le seul à jouer, mais il déclenche chez le spectateur une participation à l’histoire qui, d’une certaine façon, devient aussi la sienne.

"Je n’ai jamais eu de mémoire, mais je ne me souviens parfaitement de faits absurdes et insignifiants.
Les détails anodins comme le jour où le klaxon des nouveaux mariés fonctionnait mal". Gérald Panighi

-----

La réflexion de Frédéric Nakache oscille entre sculpture, installation, vidéo et photographie, accordant à cette dernière une attention particulière, à travers l’étude de ses trois orientations principales : la photographie documentaire, qui porte un regard critique ou non sur la réalité ; la photographie narrative, qui se rapproche plus du cinéma et du journal intime ; la photographie s’inscrivant dans la tradition picturale en donnant à voir des “tableaux”.

" Mon travail se situe à la croisée de ces trois grands axes. J’assemble des morceaux du monde matériel, des éléments personnels ainsi que de l’histoire de l’art et de la photographie. Avec ces fragments, je construis une narration particulière, qui n’est autre que l’exploration de ma propre expérience de la réalité. Cette conception éclatée et protéiforme de l’image ouvre un large champ d’interprétations et de lectures au regardeur. La photographie s’est donc imposée à moi comme une évidence. En effet, la pertinence de ce médium me permet de traiter les problématiques qui me sont chères. Pour moi, la photographie est à la fois un outil pour interroger le monde matériel, la mémoire humaine et explorer des thèmes tels que la violence, l’amour, le désir, la monstruosité, la nature humaine et ses paradoxes ". Frédéric Nakache

Vernissage mardi 18 mars à 18h30.

A noter, visite commentée samedi 12 avril à 14h (entrée libre et gratuite).

Fenêtre de log